Ariane Mnouchkine qui nous a si souvent émus dans ses nombreuses créations au Théâtre du Soleil de la cartoucherie de Vincennes vient d’écrire dans le journal Libération un texte splendide et flamboyant sur Ségolène.
La plume d’Ariane Mnouchkine s’est faite éclair de lucidité et s’est mise au service d’une conscience aiguisée mais généreuse, tendre mais sans complaisance. Les propos de Mnouchkine ne laisseront pas de doute sur les raisons les plus fondamentales qui nous conduiront à voter Ségolène Royal.
À la lecture de ce ce petit chef d’œuvre apologétique, même les plus revêches devraient finir par se convertir, et qui sait si l’UMP y résistera. Réfléchir et réviser l’idée que ce trop grand parti, cette machine de pouvoir se forge de la politique de la responsabilité et de la morale, ce mot qu’on tend à répéter à l’envie, sans trop savoir vraiment ce qu’il signifie. À l’UMP on confond encore trop souvent respect et crainte, autorité et autoritarisme, maîtrise et mainmise… Il faut réformer, et pour cela il faut laisser… du temps au temps…
Réfléchir surtout à la liaison originale et étroite qu’Arianne Mnouchkine a relevée entre l’orgueil et la honte. Pour mériter de gouverner, il faut aussi pouvoir avoir honte de ses options, de ses excès de ses échecs.
Bien sûr il y a ceux que tenterait le vote François Bayrou. Mais que leur candidat lui-même, fin lecteur des classiques lise et relise ce texte: il vient lui offrir ainsi qu’à son parti une occasion unique de comprendre, et de “glisser” un peu plus vers sa gauche, là-bas, du côté du cœur, et d’entreprendre aujourd’hui un choix historique dont la France entière lui saura gré, en prenant le risque d’oser se positionner pour une femme, oui une femme de talent et d’exception. Que Ségolène Royal puisse lui être reconnaissante et demain se souvenir que c’est avec lui aussi, en partie grâce à lui qu’elle fut portée jusqu’à la victoire!
Merci Ariane d’avoir une fois encore délié le fil qui nous maintenait au fond du labyrinthe médiatico-politique, et d’avoir redonné tout l’élan vital dont avaient besoin nos espérances, pour faire triompher Ségolène au soir du 6 mai 2007.
